Dossier paiement mobile
Suite au Salon Mobile Payment 2009, easybourse.com a publié un dossier complet qui présente quelques thématiques abordées pendant ces deux jours :
Suite au Salon Mobile Payment 2009, easybourse.com a publié un dossier complet qui présente quelques thématiques abordées pendant ces deux jours :
Gartner estime à 73 millions le nombre d'utilisateurs de services de paiement par mobile en 2009, soit une augmentation de +70%. source: alexkinch.com
Ce chiffre peut paraître important ou au contraire faible, car la difficulté de ce genre d'étude et la question sous jacente est de savoir ce qui a été considéré par "Mobile Payment". Money Transfer ? NFC ? Paiements à distance ? SMS surtaxés ? Ticketing ? Parking ? Bill payment ? P2P ? etc.
A la question, When the Mobile NFC market will take off commercially ? Les lecteurs de ce blog réunissant 170 votants se sont prononcés à 25% pour l'année 2011 même si les opinions se tiennent.
20% se prononcent pour 2009, autant dire que nous sommes déjà hors délais, tant le marché n'a même pas débuté ! Les optimistes ont voté pour 2010 à 19%, date à laquelle les premiers téléphones arriveront sur le marché. Un quart pensent que 2011 sera le décollage. Cette date correspond en effet aux discours tenus par les opérateurs mobiles actuellement. 2012 remporte 19% et 2013 réunit 8%. Enfin, ceux qui considèrent que le marché n'est pas prêt de décoller se sont prononcés à 16% pour 2014 !
Personnellement je pense que si on parle de NFC à travers des smart objects ou stickers on peut penser que 2011 sera une année charnière. En ce qui concerne un décollage commercial avec des téléphones NFC qui nécessitera un taux d'équipement supérieur à 30% des mobiles, je penche alors plutôt pour 2013.
Suite à la prise de participation de Nokia dans Obopay, un nouveau sondage (ici première colonne de droite) vous permet dès maintenant de donner votre opinion sur l'accroissement des investissements directs dans les startups du mobile payment. Nous sommes tous impatients de connaître votre opinion sur le sujet.
Cette analyse intéressante sur Financial Services Club's Blog explique l'avènement logique et inéluctable du paiement par mobile en Chine qui permettra d'apporter une solution au faible taux de paiements en ligne due au nombre encore limité de personnes ayant accès aux cartes de paiement.
Cet appel d'offre émanant de l'agglomération de Belfort risque de faire parler de lui et briser le statu quo qui règne dans le monde des micro-paiements (par mobile) en France.
L'idée proposée est la suivante. De passage en ville de manière occasionnelle, sans titre de transport, l'objectif est de pouvoir envoyer un SMS surtaxé et d'obtenir en retour un ticket virtuel donnant droit à un trajet. Simple, pratique et spontané, l'intention louable de ce service est de faciliter l'achat des tickets par mobile et de supprimer la vente à bord des bus même si le prix du SMS est supérieur au prix traditionnel.
Mais pourquoi cela n'a-t-il jamais été proposé auparavant dans d'autres villes ? Car les SMS+ étaient jusqu'à maintenant utilisés exclusivement pour de la vente de contenus numériques (logo, sonneries, ...) ou de l'information par SMS. Le projet va bien au delà puisqu'il consiste à vendre un titre de transport pour un service public. Si on regarde de plus près les conditions générales des services SMS+ il est explicitement mentionné le point suivant :
« G) Services de vente
La prestation fournie par les Opérateurs à l’Editeur ne doit pas être, en tant que telle, utilisée comme
moyen de paiement de biens matériels ou de services autres que des services fournis par SMS. …»
Le deuxième point inhérent au premier relève de la directive e-money européenne 2000/46/EC qui oblige l'obtention d'une licence bancaire de monnaie électronique à celui qui collecte des fonds sur un support prépayé dans le cadre de la vente de biens et services vendus par plusieurs marchands. Sans parler des différences éventuelles de TVA ou du business modèle, un client qui achète une carte prépayée destinée à des unités téléphoniques se voyant débité d'un ticket de bus illustre la problématique. Les opérateurs dans ce cas deviennent implicitement des collecteurs de fonds multi-services et multi-marchands...
Même si de rares opérateurs mobiles de l'union européenne ont déjà dérogé à cette règle (souvent avec un accord de leur banque centrale) qui consiste à ne vendre par les SMS+ que des contenus numériques sur les factures opérateurs, la France était jusqu'à maintenant restée sage en la matière car il y a des solutions alternatives pour les micro-paiements. L'adoption de ce service va sans aucun doute faire bouger les lignes massivement et ceci pourrait constituer un précédent qui devrait faire réfléchir rapidement nos banquiers.
A la question "The most added value m-Payment service for you ?" les lecteurs de ce blog ont répondu qu'ils voient le plus de valeur ajoutée aux services de transfert d'argent par mobile.
Massivement, car 36% des votes vont aux deux premiers services qui sont assez similaires. Ils concernent soit les transferts internationaux soit les paiements de mobile à mobile au sein d'un pays. En troisième position avec 12% des votes vient le NFC sur point de vente.
Tendance intéressante, mais peu surprenante tant le mobile va transformer à terme les moyens de transférer des fonds.
Classement final :
Le nouveau sondage est ouvert et vous pose la question suivante: "Quand pensez-vous que le marché du NFC décollera commercialement ?"
En attendant votre opinion, je vous souhaite mes meilleurs voeux pour cette année 2009 !
L'essentiel sur les technologies 2D et NFC dans cet extrait du livre blanc de Juniper research, à télécharger dans la rubrique whitepaper
Après le phishing, le spoofing, ... voilà que nos claviers qui bavardent pourraient nuir aux paiements par mobile ?!
En lisant ces deux articles récents - JDN et Mobinaute - on voit que le démarrage assez lent du NFC fait couler de l'encre. Rien d'anormal à cela, le paiement sans contact mobile est tributaire du lancement des terminaux NFC sur le marché et du renouvellement progressif du park qui s'en suivra... On constate dans ce cas, que la communication et les expérimentations devancent très largement la commercialisation.
Lors du dernier MoMo Switzerland dédié au paiement par mobile, qui a eu lieu ce lundi, Yves Pigneur dans une présentation intitulée "Why Mobile Payments Fail ?", analyse les raisons du lent décollage en Europe en comparant les exemples de PostFinance en Suisse et du japonais DoCoMo.
Alors que DoCoMo a su définir un standard en impliquant rapidement des partenaires complémentaires et en apportant un véritable plus aux consommateurs, à l'inverse selon l'auteur, l'initiative Suisse n'aurait pas su respecter 4 critères essentiels, c'est à dire : apporter un service à valeur ajoutée aux utilisateurs, avec une technologie trop complexe, sans interopérabilité et en faisant cavalier seul.