PayPal, filiale du groupe eBay, annonce le rachat de Zong, spécialisée dans les paiements par mobile sur factures opérateurs. Fondée en 2008 par David Marcus et issue d'un spin-off de la société Echovox, Zong est implantée dans 45 pays et reliée à 250 opérateurs mobiles à travers le monde afin d'offrir une solution de paiement sur facture opérateur pour des contenus numériques. Cette acquisition permet donc à Paypal de compléter son dispositif de paiement en ligne (et maintenant sur mobile) qui s'appuyait essentiellement sur la carte bancaire. « Nous estimons que Zong renforcera notre valeur en nous aidant à atteindre plus de 4 milliards de gens qui possèdent un téléphone mobile en leur donnant davantage de choix et de sécurité lors du paiement ».
Zong avait récemment levé 30 millions de dollars auprès de Matrix Partners, Advent Venture Partners et Newbury Ventures, et avait réussi à affilier Facebook comme accepteur pour permettre d'acheter directement depuis un mobile des crédits virtuels sur la plateforme. Les grandes manoeuvres s'accélèrent donc avec cette acquisition annoncée pour 240 millions de dollars en cash, car face à Zong, on trouve par exemple Boku récemment convoitée par Google, ou Billing Revolution chez qui Citigroup vient d'investir. Cette nouvelle annonce de Paypal fait écho à leur déclarations récentes qui prévoyait un hausse significative de leur transactions par mobile.
Fresh off moving its Citi Ventures unit to the Bay Area to get close to the latest payments tech buzz, Citi’s investing in mobile payments firm Billing Revolution.
Billing Revolution claims it allows users to purchase digital and physical goods globally across Apple, Android, Symbian, RIM, Windows Phone 7, Bada and webOS operating systems. The San Francisco and Seattle-based firm has also attracted about $10 million in venture capital from DCM and SK Telecom Ventures. Citi’s investment is part of a $6 million Series B round that was just completed. source et suite
Après l'annonce de Visa qui a l'intention de lancer son wallet 100% virtuel permettant d'une part le paiement en ligne mais aussi le paiement sans contact NFC avec le dispositif PayWave, c'est au tour de Google de lancer son wallet en association avec MasterCard et son dispositif PayPass. Visa indique que son wallet sera universel en acceptant toutes les méthodes de paiement incluant les autres cartes bancaires, le géant de l'internet s'associe quant à lui avec Citi, Sprint et Firstdata en se focalisant sur les paiements sans contacts et le couponing.
L'initiative de Google qui va débuter à New-York et San Francisco résume à elle seule un grand nombre d'initiatives et de pilotes menés ces dernières années par une multitude d'acteurs.
Le système Google Wallet promet de transformer les téléphones en portefeuilles, remplaçant les cartes bancaires, et veut révolutionner le commerce par un écosystème complet ne laissant plus à l'utilisateur qu'à approcher son téléphone du terminal de paiement. Avec un marché de l'e-commerce estimé à 227 milliards de dollars en 2010 et devant atteindre 1 000 milliards de dollars d'ici 2013, les perspectives sont énormes.
Il s'agit ici de changer de système et de s'affranchir des cartes bancaires pour créer l'habitude d'utiliser son mobile pour les transactions. Google s'est associé à Mastercard et son système PayPass et Citi et fait appel à la technologie NFC comme mode de communication et d'identification. Google Wallet, en se substituant aux cartes de crédit, offrira plusieurs niveaux de sécurité (à commencer par un code PIN).Les données bancaires ne transiteront par exemple nulle part ailleurs que dans le cadre de la communication avec l'institution bancaire, les autres acteurs du système n'y ayant pas accès.
Le dispositif utilisera la géolocalisation (en opt-in ; on donnera donc son accord préliminaire pour accéder à cette fonction) via le mobile pour faire des propositions de réductions. Si elles sont acceptées, le système de paiement les prend en compte et valide la transaction. Ce dispositif doit permettre de créer des interactions entre les consommateurs et les commerçants. Les offres de réduction seront reçues par email ou présentes dans les applications des commerçants.
Et pour appuyer cet élément, Google a présenté le second volet de sa stratégie de paiement mobile: Google Offers, qui proposera de multiples promotions, réductions et bonnes affaires à utiliser avec Google Wallet.
Dans le cas du Nexus S, qui embarque un module NFC, c'est le fondeur européen NXP qui fournit le composant NFC et les éléments de sécurité correspondants. Les bons de réduction pourront être récupérés d'un clic depuis Internet vers le mobile, après quoi il suffira de se rendre chez le commerçant en question, doté d'un terminal de paiement sans contact, pour appliquer la réduction.
De nouvelles fonctionnalités seront ajoutées par la suite, comme la possibilité de générer des tickets de paiement dématérialisés et la technologie ouverte permettra aux différents acteurs de proposer des idées pour améliorer le système et l'enrichir...
En revanche, si le téléphone se retrouve à court de batterie, il n'y aura plus moyen de réaliser de transactions via Google Wallet, et donc les cartes bancaires / cartes de crédit virtualisées.
Les systèmes Google Wallet et Google Offers concernent dans un premier temps uniquement les Etats-Unis, soit de plus de 100 000 commerçants sur tout le territoire équipés de PayPass, avec une sécurité des transactions assurée par la société First Data.
Comme prévu, c'est avec l'opérateur Sprint et des terminaux Nexus S que le service Google Wallet commencera à être déployé.
Après l'échec de son système de paiement en ligne Google Checkout face à PayPal ou Amazon, avec Google Wallet et Google Offers et en s'appuyant sur sa plate-forme Android, le groupe américain veut frapper vite et fort, avant que le marché ne se cristallise autour d'une solution et d'acteurs particuliers, en proposant un système demandant de nombreux partenariats mais devant être aussi simple que possible pour le consommateur, et ce sans lésiner sur la sécurité.
Google insiste également sur l'ouverture de son système de paiement mobile, laissant la porte ouverte à qui souhaite y participer, et sur l'accès à tous types de commerçants, petits et grands, Google ne prélevant pas de commission sur les transactions. Des aspects qui pourront faire la différence quand d'autres acteurs dévoileront leurs propres projets. La bataille risque d'être assez rude notamment avec PayPal, Visa ou Apple.
Cependant, Google se dit ouvert à des partenariats avec Research in Motion (qui va proposer un module NFC sur la plupart de ses smartphones BlackBerry à venir) et d'autres, sur des terminaux avec ou sans puce NFC embarquée (puisqu'il est possible d'ajouter la fonctionnalité par différents moyens : SIM NFC, carte microSD / NFC, sticker NFC / Bluetooth.... ). source: generation-nt.com
En parallèle, selon le "Wall Street Journal", le groupe s'associe à Mastercard et à Citigroup pour développer une technologie qui permettra aux clients de la banque détenteurs d'un mobile sous Android de réaliser des achats en passant leur téléphone devant un petit boîtier installé aux caisses.
Une initiative qui permettrait à Google de fournir aux marchands davantage de données sur leurs clients et de les aider à mieux cibler les publicités et les offres promotionnelles destinées aux détenteurs de mobiles se trouvant à proximité de leur point de vente. Google ne prendrait pas de commission sur les transactions, ajoute le quotidien, mais développerait son activité publicitaire sur un nouveau créneau. source: journaldunet.com
Ces derniers mois avaient montré une accélération du marché du mobile payment, cette annonce devrait marquer un véritable tournant sur un marché qui manifestement se cherche depuis déjà quelques années. Le paiement par NFC faisait beaucoup parlé de lui ces derniers temps, c'est finalement et logiquement celui du transfert d'argent et des paiements à distance qui prend l'ascendant le premier.
Le géant du téléphone portable Nokia avait promis d'investir en 2009 malgré la crise et le voici qui prend une participation au capital d'Obopay, cette société californienne dirigée par Carol Realini dont on a souvent parlé sur ce blog, spécialisée dans les systèmes de paiement et de transfert d'argent par mobile. Le montant de la participation de Nokia dans le capital d'Obopay n'est pas connu, mais Nokia a pris un siège au conseil d'administration de la société.
Nokia tisse sa toile progressivement pour développer ses services mobiles et préparer l'avenir. L'objectif affiché du président de Nokia était de renforcer sa stratégie sur les services mobiles par des investissements dans des sociétés innovantes, c'est chose faite.
Obopay implanté aux Etats-Unis et en Inde est accessible par le téléchargement d'une application. Celle-ci propose des mécanismes de transfert d'argent par mobile et prélève une commission de 0,25 dollar sur chaque mouvement. L'argent mis sur un compte Obopay peut être transféré vers d'autres comptes Obopay, vers un compte bancaire ou retiré depuis une carte de crédit en fonction des organismes partenaires.
Depuis ses multiples levées de fonds totalisant une somme de 69 millions de dollars, Obopay occupe littéralement le terrain de la communication en annonçant très régulièrement des partenariats avec des banques américaines ou indiennes (la dernière en date étant Yes Bank), comme Citibank ou MasterCard.
Félicitations à Carol et ses équipes, car le soutien de Nokia ouvre d'immenses perspectives de développement à l'international, et on peut facilement imaginer que ce service de paiement apparaisse un jour sur tous les téléphones Nokia pour soutenir le bouquet de services que souhaite développer l'industriel.
Citi annonce le déploiement de la solution de P2P sur l'ensemble de ses clients. Ce service qui était en test depuis quelques mois (le paiement mobile), permet à deux clients de Citi de s'envoyer des fonds directement sur leurs comptes bancaires via Obopay. source: intomobile.com
Pour faire suite à mon dernier billet sur le sujet, Les investisseurs américains misent sur les start-up du m-payment, Obopay confirme une levée supplémentaire de 20M$ auprès des investisseurs suivants : Essar Communications Holdings Limited, Alliance Bernstein, ONSET Ventures, Redpoint Ventures, Richmond Management, Richmond Global Cellular, Citi, Societe Generale, Qualcomm, Promethean and Olayan America Corporation. Cela porte l'ensemble à 66M$ après leur dernière levée de 29M$ en juillet 2007. source : venturecapitalupdate.com
48M$ + 20M$, c'est la somme totale levée par la start-up américaine Obopay depuis ces deux dernières années. Même si aucun communiqué officiel confirme cette information, il semblerait selon la CEO Carol Realini dans Obopay gets $20M to Send Money via Mobiles, que 20M$ viennent s'ajouter au capital de la société.
Obopay focalise sa stratégie sur les transferts d'argent par mobile en souhaitant devenir sur mobile ce que PayPal est sur le web et Western Union dans les transferts physiques. Récemment implanté en Inde pour créer un couloir de transferts d'argent avec les Etats-Unis, ils ont aussi passé un accord récent avec Citi pour lancer une offre domestique de P2P.
Les investissements dans le monde du m-payment vont s'accélérer
En investissant ces sommes dans une start-up ayant le statut d'opérateur de paiement par mobile, les investisseurs américains considèrent que le marché du m-payment ne sera pas seulement entre les mains des acteurs traditionnels comme les banques et les opérateurs mobiles. Il est à noter que ces derniers focalisent essentiellement aujourd'hui leur énergie sur les technologies NFC qui seront une réponse parfaite aux paiements de proximité mais ne répondront pas à toutes les possibilités que procure le mobile aux paiements, comme par exemple les paiements à distance, le P2P, et le ticketing.
Ce signe des investisseurs montre aussi que les américains rattrapent leur retard en la matière par rapport à l'Europe et l'Asie et que le m-payment devient une priorité pour eux. A titre d'exemple, TextPayMe a été racheté par Amazon qui l'a transformé par la suite en un offre commerciale, et même si PayPal Mobile ne semble pas être la priorité du moment, pour Paypal l'offre est bien là. En Inde, aussi bien Paymate que mChek ont eux aussi levé massivement des fonds auprès d'investisseurs de la Silicon Valley.
Alors que se passe-t-il en Europe ? Les quelques start-up comme par exemple Crandy, Luup ou bien Tunz ayant le statut d'opérateur de paiement par mobile - c'est à dire la maîtrise d'une technologie ouverte, d'applications concrètes, et possédant une licence de monnaie électronique - n'en sont pas à ce niveau de financement (encore sur fonds propres pour la plupart) mais disposent paradoxalement d'un nombre d'utilisateurs bien plus important avec des applications bien rodées et de plus en plus utilisées.
Alors, est-ce que l'exemple d'Obopay va faire bouger les lignes et entrainer un mouvement plus général ?
Citibank a annoncé la prochaine mise à disposition pour ses clients possesseurs d'un compte du service américain Obopay de P2P par mobile. Citibank rajoute que ce sera à partir de l'été 2008 le premier test mené par une banque américaine de paiement par mobile intégré au compte bancaire. Le principe consistera à envoyer et recevoir de l'argent directement grâce à Obopay et directement débité sur le compte bancaire des utilisateurs. source: paymentnews.com
Cette annonce est intéressante mais elle prend encore plus de relief suite à l'article récemment publié par PayPal qui stipule que le marché américain n'est pas prêt pour le paiement par mobile. Conseil ou réalité ? PayPal est-il prêt à véritablement démarrer sur ce marché ? On a la certitude que Citibank prend à contrepied ce que dessine PayPal.
Pari ambitieux de Citibank que celui de démarrer directement avec des services de P2P. Je pense que les services P2P vont véritablement décoler pour les paiements communautaires du type transfèrs d'argent internationaux ou dans les pays ne disposant pas d'infrastructures bancaires développées. En revanche sur les marchés domestiques d'amérique du Nord ou d'Europe il vaut mieux débuter avec des services de paiement par mobile du quotidien comme les micro-paiements (vending, parking, ticketing) qui permettront d'éduquer le consommateur et de lui donner envie de faire des P2P dans un deuxième temps. C'est ce que fait Crandy qui propose son offre P2P depuis 2004 mais qui focalise ses efforts sur d'autres offres, et en cela je rejoins l'analyse de PayPal.
Après quelques tests NFC menés par Citigroup notamment avec MasterCard PayPass et AT&T, Citigroup lance un portable NFC brandé "Citi". Ce GSM est destiné au marché américain.
Assez osé à ce stade, compte tenu du taux d'équipement très faible des terminaux acceptant les paiements sans contact. Il faut noter que le marché américain utilise les cartes sans contact de manière plus massive qu'en Europe.
C'est sans doute l'étape assez avant-gardiste qui succèdera à la carte bancaire co-brandée. source: contactlessnews.com